Encore méconnu il y a quelques années, l’e-learning est en train de s’imposer comme un moyen de formation crédible auprès des français et des entreprises. En effet, aujourd’hui près d’un million de français suivent une formation à distance.
A qui l’e-learning est-il destiné ?
Tout le monde, l’e-learning est présent dès la maternelle jusqu’à la formation continue.
Si l’enseignement primaire et secondaire représente presque la moitié des inscrits en formation à distance (BAC, Brevet), nombreuses sont les formations professionnelles.
Parmi les formations professionnelles à distance, on distingue la formation initiale et la formation continue. La formation continue est en plein essor car elle permet aux entreprises de réduire les couts de formation tout en formant un plus grand nombre d’employés.
Les différents organismes du e-learning en France
L’organisme français le plus ancien est le CNED. Crée en 1939, il est financé par l’Etat et comptabilise 202 000 inscrits en 2011. La Fédération Interuniversitaire de l’Enseignement à Distance (FIED) et le CNAM également reliés à l’Etat, représentent respectivement 30 000 et 13 000 inscrits.
Cependant ce sont les pures players privés de plus en plus nombreux qui connaissent l’évolution la plus rapide. Educatel, Icademie, Inead, Cours Minerve, Ecole chez soi, … le nombre d’organismes privés fleurit depuis quelques années et permet un choix de formation de plus en plus vaste.
Point sur la formation continue
Avec un chiffre d’affaires en croissance (144 millions d’euros en 2010), le marché de la formation continue est très concurrentiel avec des groupes tels que Demos et Cegos. Les résultats des analyses concernant ce secteur sont éloquents : 93% des personnes sont satisfaites de leur formation. Proposée sur des supports variés (blended-learning, serious game, viso-learning) la formation continue motive les salariés qui souhaitent s’épanouir professionnellement, améliorer leur efficacité, augmenter leur salaire ou encore avoir une promotion grâce à la formation continue.
Si l’e-learning français représente encore un marché faible, il est en pleine croissance et à l’instar du marché aux Etats-Unis, où le marché du e-learning représente 60% des dépenses de formation, il devrait s’imposer comme un acteur majeur de la formation dans les prochaines années.
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28 novembre 2012
E-Learning : les intérêts d'une éducation ininterrompue
25 novembre 2012
Education : Le retour de l'aide individualisée
Elle est passée par ici, elle repassera par là. Elle est sortie par la porte, elle revient par une vitre brisée de la fenêtre abîmée.
L’aide individualisée est revenue. Unanimement condamnée par les enseignants fatigués, par les pédagogues agacés, par l’académie de médecine étonnée, par les juges de la cour des comptes mobilisés, par le bon sens éprouvé, l’aide individualisée conçue à seule fin de faire des économies et de donner bonne conscience aux destructeurs de l’école, se déguise sous Halloween et revient en force.La 25e heure vient à point nommé donner raison à ceux dont tout le monde pensait qu’ils avaient tort. C’est un véritable tour de force comme en sont coutumiers les hérauts du conservatisme qui parviennent toujours à ressortir les vieilles certitudes sous des nouveaux oripeaux et à les imposer pour ne rien changer.
L’idée reste immuable : il faut travailler hors temps scolaire normal pour réussir. Foin de la fatigue, foin de l’incompréhension, foin de la stigmatisation, foin de la mise en cause éventuelle des pratiques ! Sans le travail à l’école hors temps normal, à la maison, au centre social, ailleurs, point de salut. L’école serait incapable de garantir la réussite des apprentissages scolaires sans que des répétiteurs s’en mêlent. Le hors temps scolaire est devenu plus important que le temps scolaire. On le sait bien : un élève ne peut pas réussir s’il ne fait pas d’heures supplémentaires. S’il ne réussit pas, c’est de sa faute, de la faute de ses parents qui ne font pas leur travail comme chacun sait, c’est de la faute des autres, mais les pratiques pédagogiques dans le temps scolaire normal ne sauraient être mises en cause.
L’exercice d’application est plus important que l’activité de construction des notions et des compétences. Même l’exercice d’application de notions incomprises est plus important que leur construction dans des situations porteuses de sens. On sait bien que le musicien ne réussit pas sans faire de gammes et le sportif échoue s’il ne s’entraîne pas. Il faut donc que le cerveau fasse des gammes et s’entraîne. Le risque de fabriquer des robots et des exécutants n’existe pas. Il faut des bases et de la mécanique avant de permettre à l’intelligence de chercher des chemins, plus tard, trop tard pour beaucoup.
Les devoirs faits en classe restent des devoirs. Ils justifieront le besoin de devoirs supplémentaires après l’école…
La refondation ne semble pas vouloir mettre l’intelligence au premier plan. Les programmes maintenus avec un vague espoir de changement pour plus tard ne lui laissent pas de place. En renvoyant dos à dos républicains et pédagogues pour surfer sur le conservatisme et satisfaire à l’électoralisme, on confirme le déni, bien installé, de la pédagogie.
Il est évident que si l’on maintient les programmes, les évaluations, la scolarisation du hors temps scolaire, les pratiques et les organisations, il sera difficile de refonder.
Source : EDUCAVOX.
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